En 1453, le sultan Mehmed II, dit le Conquérant, assiégea Constantinople, la capitale byzantine, avec une immense armée d'environ 100 000 soldats, tandis que l'empereur byzantin Constantin XI dirigeait la défense de la ville avec des troupes ne dépassant pas 8 000 défenseurs.

Constantinople était protégée par des fortifications très solides, comprenant des murailles atteignant parfois 12 mètres de hauteur et 5 mètres d'épaisseur, ce qui rendait la ville semblable à une citadelle imprenable.

Bien que l'armée ottomane soit supérieure en nombre d'un rapport de 12 contre 1, la bataille dura plus de 50 jours sans réussir à percer les défenses.

Après plusieurs tentatives ottomanes infructueuses pour franchir les murs, l'erreur fatale, ou la trahison fatale, se produisit lorsqu'un des défenseurs de la ville oublia de fermer la « porte de Kerkaporta », une petite porte située sur les murs arrière. Un soldat ottoman remarqua cela, et rapidement, la nouvelle parvint au sultan qui ordonna à ses troupes de pénétrer dans la ville par cette porte. Cela leur permit de pénétrer dans la ville et de semer la confusion parmi les défenseurs, perturbant leurs rangs.

Dès l'entrée des Ottomans, les lignes de défense byzantines s'effondrèrent, et l'empereur Constantin meurt pendant la bataille. Le sultan Mehmed II entra alors à Constantinople, remportant une victoire qui allait changer le monde, car la ville devint la capitale de l'Empire ottoman, et fut rebaptisée plus tard « Istanbul », marquant la fin de l'Empire byzantin, qui avait duré plus de 1100 ans. L'empire byzantin avait joué un rôle de lien entre l'Orient et l'Occident, et avait été déterminant dans la formation de l'histoire européenne et islamique.

Parfois, ce ne sont pas uniquement la force militaire qui est décisive, mais ce sont les erreurs humaines ou les trahisons qui peuvent être le facteur déterminant dans le destin des nations.