L'armée israélienne a détruit les principaux sites militaires en Syrie au cours de raids aériens pour éviter qu'ils ne tombent aux mains des rebelles qui viennent de renverser le régime de Bachar al-Assad.

Alors que les rebelles ont renversé le régime de Bachar al-Assad ce week-end, l’armée israélienne ne veut prendre aucun risque. Mardi 10 décembre, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a révélé que Tsahal avait détruit les principaux sites militaires en Syrie au cours de raids aériens pour éviter qu’ils ne tombent aux mains des islamistes. Ainsi, Israël a mené environ 250 frappes contre le pays depuis la prise de Damas, relaye BFMTV.

L’armée israélienne a notamment visé des aéroports, des radars, des dépôts d’armes et de munitions et des centres de recherche militaires dans plusieurs régions du pays. Des navires de la marine syrienne, amarrés dans le port de Lattaquié, ont également été endommagés. Dans un communiqué, l’OSDH a estimé que ces raids visaient « la destruction des armes restantes dans les entrepôts et les unités militaires qui étaient contrôlés par les forces de l’ancien régime ».

Les États-Unis ciblent Daesh

Ce lundi, Israël avait déjà confirmé avoir détruit « des armes chimiques » en Syrie pour éviter qu’elles ne tombent, elles aussi, aux mains des rebelles. Une précaution également prise par les États-Unis. Dans un communiqué, le Centcom, commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, avait indiqué avoir mené « des dizaines de frappes aériennes » dans le centre de la Syrie.

Si Israël s’en prend aux sites militaires, l’armée américaine a de son côté visé « plus de 75 cibles » de Daesh. « Il ne doit y avoir aucun doute : nous ne laisserons pas l’EI se reconstituer et tirer profit de la situation actuelle en Syrie », a assuré le Centcom.